Geneva Summit for Human Rights and Democracy

Le 20 février 2018, Francis, Armando, Nicolas, Alexiana et moi-même, Fábio, sommes allés au Geneva Summit for Human Rights and Democracy organisé par l’UNOWatch. C’était une conférence où plusieurs personnes sont venues témoigner des expériences qu’elles ont vécues. Parmi les invités, il y avait notamment Antonio Ledezma, Golog Jigme, un moine tibétain victime de torture ou bien Asli Erdogan, romancière turque et ancienne prisonnière politique. Tout au long de la journée, nous avons écouté ces gens raconter ce qu’ils ont vécu, nous les avons entendus dénoncer plusieurs pays, de la Turquie, où la liberté d’expression devient de plus en plus restreinte, jusqu’au Venezuela dont le système démocratique se montre chaque fois plus autoritaire. Lorsque la conférence se termina, j’en suis ressorti avec un regard différent sur beaucoup de choses qui se passent dans le monde entier. Cependant, malgré l’authenticité, la conviction et la détermination de tous les intervenants, la conférence montrait un certain positionnement. En effet, beaucoup de nations ont été accusées de violer les droits de l’homme, mais à aucun moment, des pays comme les Etats-Unis ou Israël n’ont été mentionnés alors que ces deux Etats font souvent l’objet d’accusations à leurs égards. Par exemple, les USA tortureraient des prisonniers politiques dans leurs prisons, notamment celle de Guantanamo à Cuba. Israël, quant à lui, est impliqué dans un conflit avec la Palestine, l’Etat juif dominant complètement son pays voisin et monopolisant de plus en plus ses ressources ainsi que son territoire. Cela est dû au fait que le sommet est organisé par l’UNOWatch, et plus particulièrement sponsorisé par des institutions pro-Israël comme la LICRA, la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. De plus, les nations ayant des divergences fortes avec les Etats-Unis ont été au centre de l’attention, dont la Corée du Nord avec l’interview des parents d’un jeune américain qui lors d’un voyage d’étude en Corée du Nord a été capturé et torturé à mort, et l’Iran, dont la sœur d’un prisonnier politique est venue demander du soutien. En conclusion, ce type d’évènement nous rappelle qu’il faut toujours faire preuve de prudence avec ce qu’on entend, ce qu’on lit mais également avec ce qu’on n’entend pas et ce qu’on ne lit pas. Il est difficile voire impossible de trouver des conférences, des journaux écrits ou télévisés complétement « objectifs ». Pour se forger une opinion, il serait préférable de consulter différents médias avec des différentes orientations politiques.

Par Fábio Dias