Le Mars Paraguayen

Le Paraguay, un pays d’Amérique du Sud, a vécu dix-huit ans après, le deuxième « Mars révolutionnaire » dans l’histoire du pays. Les Paraguayens, un peuple courageux et unis qui se révolte contre le viol de leur Constitution Le 23 Mars 1999 s’est produit un grand événement dans l’histoire du pays. Ceci est dénommé comme « Le Mars Paraguayen », investit par les Jeunes pour la démocratie. Cette manifestation a été réalisée avec l’objectif d’être pacifique et pour défendre la démocratie mais malheureusement, elle s’est terminée par de la violence, une série de répressions par les forces policières et des agressions provoquées par des personnes qui ne soutenaient pas ce mouvement. Ces faits ont provoqué la mort de huit étudiants qui se manifestaient pacifiquement Le « Mars Paraguayen » a réussi l’union du peuple, les jeunes ont pris les rues et sont sortis pour protester contre le président, Raul Cubas, car il ne répondait pas aux besoins des Paraguayens, le peuple a donc demandé un procès politique à l’encontre du président. Après l’assassinat du vice-président Luis Maria Argana, des jeunes universitaires, ensuite des activistes sociaux, suivis par les paysans qui se trouvaient à la capitale pour réaliser aussi d’autres réclamations.Tous se sont unis car ils se sentaient identifiés par la même cause, grâce aux valeurs de solidarité, de patriotisme et surtout l’envie de condamner le retour de la dictature. Cette lutte a été menée au cri de « Plus jamais de dictature ». Le deuxième « Mars Paraguayen » a eu lieu en mars 2017, car le Paraguay était sur le point d’autoriser la réélection présidentielle, un fait qui a déclenché des manifestations violentes et un tabou pour l’opposition, dans un pays marqué par 35 ans de dictature du Général Alfredo Stroessner, de 1954 à 1989. Après la dictature, la Constitution de 2012 avait tranché, pas de réélection. La disposition visait à protéger le Paraguay d’une tentative d’un président de se cramponner au pouvoir. Une majorité de sénateurs, 25 sur 45, a adopté le projet d’amendement de la Constitution. L’actuel président conservateur, Horacio Cartes, veut atteindre un deuxième mandat en avril 2018 et Fernando Lugo, ex- évêque et président de gauche de 2008 à 2012, appuie la réforme car il atteint le même but. Ce fait a réveillé le sentiment d’indignation chez la population en provoquant le saccage et l’incendie du Parlement alors qu’un jeune président d’un parti de l’opposition a été tué par une balle dans la tête, tirée par la police qui avait pénétré illégalement dans le siège du parti auquel appartenait le jeune homme. Les étudiants se sont particulièrement mobilisés. Ils ont installés une tente devant le Parlement pour recueillir des signatures de citoyens opposés à la réélection, les citoyens qui se trouvent à l’étranger ont pu, eux aussi, participer car une page web a été mise à leur disposition pour atteindre le même objectif et continuer avec le recueil de signatures. Les violences ont fait une trentaine de blessés et l’arrestation de 211 personnes. Les sénateurs de l’opposition, proches de l’ex-président Fernando Lugo, ont approuvé la réforme alors que l’opposition libérale a dénoncé « un coup parlementaire » et appelé à « la résistance ». Les affrontements ont éclaté après l’adoption de la réforme constitutionnelle au Sénat, mais le vote à la Chambre des députés a été reporté à cause de nombreuses violences.

Nataly