Sortie au Black Movie du 23.01.2017

Marie, Agata et moi avons organisé une sortie au Black Movie avec 7 passants pour aller voir le film « Les Sauteurs ». Nous avions donné rendez-vous aux personnes inscrites, à 16h15 à l’ESPâ afin de pouvoir directement aller au Grütli car le film commençait à 17h. Sur les 8 personnes prévues au départ, personne n’est venu. Nous avons dû improviser et inviter des gens à la dernière minute. Heureusement, nous avons réussi à réunir les personnes manquantes.
Vers 16h 25 nous sommes allés prendre le 15 à l’arrêt Môle avec les passants. Marie menait le « cortège », je me suis mise au milieu et Agata à la fin afin de pouvoir parler avec les passants et pour qu’aucun d’entre eux ne se retrouve seul. Une fois dans le tram, nous avons eu l’occasion de discuter avec tout le monde. Nous sommes descendus à l’arrêt Cirque et sommes rentrés au Grütli et avons été en direction de la Salle « Langlois » nous installer. Nous avons donné quelques consignes aux passants avant le début du film, telles que mettre sous silencieux leur téléphone et ne pas parler pendant la projection, afin que la séance se déroule dans les meilleures conditions possibles. Une fois le film fini, nous avons eu la chance de parler avec Abou Bakar Sidibé, coréalisateur du film et personnage principal de celui-ci, via Skype. Les gens présents dans la salle ont pu lui poser des questions et ainsi, en apprendre un peu plus sur son vécu.
Après cela, nous sommes sortis de la salle vers 19h15 et avons demandé aux passants si certains d’entre eux avait des questions par rapport au film ou certaines réactions qu’ils auraient voulu partager avec le groupe. Certains d’entre eux nous ont dit que le film les avait beaucoup touchés et qu’ils étaient choqués de l’histoire d’Abou Bakar Sidibé. Marie nous a invités à aller boire un café mais comme la plupart des personnes devaient rentrer, nous avons décidé d’y aller une prochaine fois. Chacun a finalement pris un bus pour rentrer chez lui.

Retour du film
«Les sauteurs»

Ce film est basé sur le parcours d’un Jeune malien, Abou Bakar Sidibé, parti de chez lui pour rejoindre l’Espagne et démarrer une nouvelle vie.
Le réalisateur du film, un allemand, lui a proposé de jouer son propre rôle dans le film. Pour cela il lui a confié une caméra avec laquelle il a dû filmer toute son aventure.
Celle-ci débute au Mali, continue au Maroc et se fini idéalement en Espagne. Pour atteindre son El dorado, Abou Bakar et ses amis doivent passer au-dessus d’un mur qui sépare le Maroc de Melilla, une enclave espagnole sur le territoire marocain.
Ce qui m’a particulièrement touché dans ce film est la détermination des personnages pour arriver à destination. Ils ont vu énormément de choses horribles telle que la mort de leur ami. Même si parfois cela devenait difficile et qu’ils pensaient baisser les bras, ils ne l’ont jamais fait et se sont battus jusqu’à la fin.
Ce reportage nous rend plus sensibles à la dure réalité qu’est de quitter son pays à la recherche d’une meilleure vie. Il exprime bien que si l’on se fixe des objectifs et qu’on s’en donne les moyens, on peut tout réussir.